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Un pass culture So tendance!

Alors que les idiots utiles de l’opposition stérile et insoumise s’échinent à combattre l’inéluctable réforme du code du travail, le gouvernement s’active en coulisse. La Ministre de la Culture (dont nous tairons le nom pour préserver l’anonymat) a accordé à francetvdésinfo un aperçu exclusif sur le contenu du prochain pass culturel.

On se souvient tous de l’excellentissime promesse de campagne du candidat Macron, qui envisageait pour tous les jeunes un « Pass de consommation culturelle » d’un montant prévu de 500€. Cette idée, inspirée du Bonus Cultura italien acclamé pour sa franche réussite, allait permettre de reconnecter les jeunes avec la Culture. Il se trouve que la réponse dépasse de loin les attentes de la jeunesse.

Madame la Ministre déclare en effet que « des accords ont été passés avec les plus grands majors du disque, de l’industrie audiovisuelle et même avec les principaux acteurs de la filière culturelle. » Voilà comment, Universal, Virgin, la Fnac et autres E. Leclerc ont paraphé cette semaine un contrat pour la mise en oeuvre de ce pass culture.

Des économies substantielles sans renoncer aux 500€

En pleine disette budgétaire, il était important de penser « smart » pour trouver des solutions. C’est pourquoi les cerveaux dévoués du ministère ont-ils proposés un pass « en partenariat » avec les principaux acteurs de la sphère culturelle. Inspiré des programmes de parrainage et de fidélité, cette idée permettra une économie substantielle au ministère de la culture, en échange de baisses de charges négociées avec les principaux signataires.

Ainsi le pass culture aura donc une valeur nominale de 500 euros (et n’en coutera que 450 au ministère) et sera utilisable dans la plupart des grands magasins (FNAC, Virgin Megastore, Espaces culture E. Leclerc), tout comme sur une sélection de concerts éducatifs de chanteurs réputés sérieux et modérés (comprendre, de droite, NDlR). En outre, Il permettra de se rendre dans les plus grandes salles UGC et Pathé pour visionner les derniers blockbusters US en 3D.

Comment ont-ils réussi ce tour de force? En signant des accords d’exclusivité avec les partenaires du pass. Il ne sera ainsi pas possible de bénéficier de ce pass chez votre libraire, ou votre disquaire, ou bien au cinéma de quartier. Pour les concerts, c’est encore plus simple. Les artistes gauchistes pseudo-révolutionnaires (qui pourrissent les idéaux de la jeunesse) ne figurant pas sur la liste des artistes « approuvée » ne pourront prétendre au paiement par « Pass culture ».

Une aubaine pour la culture de droite

Mais n’allez pas dire à Stéphanie de Morano que c’est une perte pour la culture. En effet, cette jeune chanteuse du groupe Virage à Droite* n’en démord pas: « Le pass culture, c’est l’occasion rêvée pour des musiciens de droite de se faire connaître. On est tout le temps ostracisés, obligés de cantonner nos tournées au Puy du Fou ou à Fréjus. Avec ce pass culture, on peut s’attendre à tripler nos bénéfices au détriment des punks à chien qui se prétendent artistes engagés. »

Il est vrai que le gâteau était trop gros et trop souvent mangé par les mêmes artistes gauchistes. Notre bon Président et sa Ministre anonyme ont eu le nez creux, en permettant cette révolution. Loin des idéalismes de bas-étage, de la pseudo-démocratisation de la culture vantée par certains, le gouvernement est pragmatique. Pour développer la culture macron-compatible, il est indispensable de s’adresser à ceux qui la distribuent le mieux. Et tant pis pour ceux qui râlent.

*À propos de « Virage à Droite » (en représentation pour de vrai à Avignon)

 

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A propos de Christophe Barbant 3 Articles
Christophe Barbant, né le 14 novembre 1984 à Paris (France). Aucun lien familial avec le célèbre chroniqueur, journaliste, comédien et porteur d'écharpe rouge Christophe Barbier. Depuis la naissance d'Emmanuel Macron, j'ai toujours su que ce futur grand homme sortirait notre beau pays de la crise économique dans lequel il est plongé à cause des gouvernements bolcheviques successifs de François Mitterand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Ce qui ne m'a pas empêché de leur vouer une admiration sans faille quand ils étaient présidents, mais le passé est le passé. J'ai été le chef du service politique d'un grand journal à partir de 1996, avant d'en être le directeur de la rédaction en 2006 parce que personne d'autre n'était disponible. C'est à partir de cette période que ce journal à le mieux marché, avec des articles d'analyses politiques de qualité. Je ne comprends donc pas que les ventes n'aient pas suivi, avec un déficit toujours plus important chaque année jusqu'à mon départ en 2016. La diffusion du magazine est passée de 538 798 exemplaires vendus à 300 004, mais tout cela importe peu. J'ai rejoint le sévice public (oui oui, y'a pas de faute) et FranceTVDésinfo en juin 2017. Je suis très excité à l'idée de lier travail et plaisir au sein de cette rédaction tout à fait acquise à notre président élu avec 18,1% de voix en sa faveur, et ce dès le premier tour !

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